samedi 16 avril 2011

Ste-Augustine

10 au 16 avril 2011


C’est notre deuxième arrêt à Ste-Augustine et nous ne nous en lassons pas. L’histoire que cette ville renferme est d’une telle richesse, c’est bon de s’y plonger. Ponce de Leon l’a proclamé possession espagnole en 1513. Pedro Menéndez, envoyé par King Philip II d’Espagne, et accompagné de 700 soldats et colons viennent s’établir et fondent Ste-Augustine après avoir expulser une garnison française récemment établi sur ce territoire. La première page de son histoire s’est déroulée sous le signe de la contrainte et de la violence

Nous nous sommes procuré des laissez-passer pour monter et descendre à volonté d’un petit train touristique (Sightseeing Trains) afin d’avoir l’opportunité de voyager et de visiter cette charmante ville.

De très belles rues piétonnières nous amènent au centre de très jolis boutiques et restaurants gastronomiques et nous guident jusqu’au quartier espagnol où l’on peut réellement voir l’influence espagnol qui est exercé ici à Ste-Augustine.

Nous visitons le ‘’Lightner Museum’’, situé dans l’ancien Hôtel Alcazar construit par Henry M. Flager, il y a plus de 60 ans, nous pouvons y apprécier différents artéfacts de l’histoire, des indiens Séminoles, des soldats anglais, espagnoles à travers leurs différents conflits. Nous y voyons aussi les richesses marines; l’histoire scientifique : microscope, balance, boussole, sextant; des instruments de musique de toutes sortes et des boîtes à musique où l’on a l’opportunité d’y apprécier la mélodie qui est gravé sur un large disque de ‘’ Brass’’; et des horloges et des horloges de tout acabit; vaisselles, pichets, lampes à l’huile digne des plus somptueux châteaux; des meubles antiques, des toiles, des sculptures. La bâtisse en elle-même est un réel musée avec son sauna, sa piscine, sa vaste salle de bal, nous ne pouvons qu’imaginer les soirées qui s’y tenaient avec ses grands orchestres, que de belles valses ont dû se danser ici.

Nous avons l’opportunité d’apprécier l’authentique vieille prison construit en 1891 par Henry Flager et classé monument historique en 1987. Elle a servi de prison de comté jusqu’en 1953. Nous visitons sur ce site d’autres musées avec plusieurs autres curiosités. Laurrel et Hardy dans un concert de boîtes de conserve a réussi à prendre Michel dans un attrape-touriste.

Nous visitons aussi La Maison Gonzalez-Avarez, connu sous le nom ‘’The Oldest House’’, elle représente une chronique exceptionnelle de la vie de Ste-Augustine au cours d’une période de plus de 400ans. Cette maison fut déclaré monument historique en 1970.

Au ‘’San Sebastian Winery’’, maison des vins où l’on apprécie un visite guidée des lieus et nous pouvons profiter d’une dégustation des vins préparés sur place.

Du côté gastronomique, en plus du Bistro de Leon, nous nous rendons au ‘’Columbia Restaurant’’, où l’ambiance espagnol nous touche à tel point que la visite de l’Espagne sera sûrement notre prochaine visite en pays étranger; nous complétons notre tournée de resto avec le resto Rhett’s où l’ambiance d’autant en emporte le vent y règne avec Clark Gable et Scarlett O’Hara y tenant la vedette. Nous apprécions la cuisine contemporaine avec en musique de fond du piano et le musicien vient nous causer à la table. Toujours agréable d’apprécier ces petits plaisirs que nous avons la chance de partager avec nos amis : Caroline et Paul de La Grenouille.

Nous sommes fin prêts à repartir après avoir profité au max de cette belle cité.




























dimanche 10 avril 2011

VéroBeach to St-Augustine

28 mars au 5 avril 2011


Le 28 mars, au levée, la température est bien maussade, c’est la pluie et les orages qui nous tombent dessus. Nous consultons la météo et pour les jours à venir, ce ne sera pas mieux, alors, nous prenons la décision de partir de Jensen Beach à 7h15 pour Véro Beach. C’est moins agréable de naviguer dans ces orages et cette pluie qui génère de vents en rafale de plus de 30 Knts . Heureusement que ces vents sont de face, nous sommes moins trempés.

Nous arrivons à Véro Beach à 12h15. La ville de Véro Beach ne permet pas que l’on s’ancre, alors il mette à la disposition des navigateurs des boules de mouillage où l’on partage celle-ci avec 2 autres voiliers. Alors, nous sommes à l’épaule de La Grenouille et d’une autre embarcation sur la même boule de mouillage, on se retrouve au centre.

L’automne dernier, nous sommes passés ici en coup de vent, il faisait si froid que l’on avait hâte de descendre à la chaleur.

La température est chaude et humide, dans les 90°F, et la météo nous annonce une alerte météo avec possibilités de tornade, le 31 mars en soirée. En après-midi et en soirée, nous subissons des orages et des grands vents. Nous devions aller souper au resto avec Caroline et Paul, pour souligner l’anniversaire de Paul, ce n’est que partie remise pour demain car ce soir nous devons surveiller nos voiliers et les sécuriser si besoin. Le ciel est très bas, on se croirait au centre de la dépression, c’est très impressionnant, comme dans les films catastrophes. Aux Bahamas, c’était les fronts froids, avec de bons vents et peu de pluie alors qu’ici sur le continent, lorsque l’on parle de front froid, c’est toujours accompagné de fortes pluies, d’éclairs et de tonnerres

Véro Beach a un système d’autobus très bien organisé, nous en profitons pour faire du shopping dans un très moderne ‘’mall’’. Nous nous procurons une clé Vérizon qui nous permettra de se connecter sur internet lorsqu’il n’y a pas de réseau disponible. Nous achetons aussi un Amazone Kindle, sorte de tablette électronique qui nous permet de se promener sur internet, de prendre nos mails, de commander des livres et de les lire sur cet appareil qui est en quelque sorte un livre électronique. Pour le moment, ça semble bien pratique, on verra avec l’usage. Michel a aussi trouvé un coiffeur pour une coupe de cheveux!!!! Le coiffeur a cru bon de les lui couper bien court, même si, au départ, ils s’étaient entendus sur une nuque longue bien dégradée.

Nous en profitons aussi pour se réapprovisionner.

Puisque nous avons une bonne connexion internet par Verizon, nous réactivons notre cellulaire américain Net 10, alors réactivation prise 3, Michel passe un après-midi complet avec quelqu’un de la compagnie Net 10 sur Skype et finalement ça a fonctionné, nous sommes chanceux cette fois-ci, le préposé au service a été très compétent et d’une grande patience.

Véro Beach est vraiment un endroit où il est agréable de vivre, c’est bien aménagé, chic et très bien entretenu. Un bel endroit pour passer des vacances de rêve également. Le seul Hic, n’y venir pas avant avril et pas trop tard en automne, ils ont un hiver qui ressemble à nos automnes, à ce moment là, c’est moins plaisant.

Nous y trouvons des : musée, théâtre, parcs, sentiers pédestres, boutiques, hôtels et restaurants pour toutes les bourses. Les plages sont moins achalandées qu’à Fort Lauderdale ou Daytona. Quel plaisir de s’y promener. Ici, aussi, il y a des passionnés pêcheurs, en effet, pourquoi ne pas profiter de la plage pour installer tout l’attirail du parfait pêcheur, on a vu ça et on l’a même photographié, c’est à voir.

Nous observons des perroquets, des cormorans (d’une espèce différente que ceux du Lac Champlain), une sorte de Geai Bleu plus petit que ceux de chez nous, ils ont toutefois la même houppette, sont de la même couleur et leur cri de corneille est le même ainsi que des oiseaux exotiques chanteurs, très doux pour l’âme.

Tout autour du bateau, à tout moment, les poissons sautent, et les pélicans, les cormorans les surveillent pour en faire leur repas, c’est la nature et nous sommes aux premières loges, nous l’apprécions au plus haut point.

Le soir en relaxant dans le cockpit, c’est les hiboux que l’on entend par-dessus le concert des autres oiseaux qui se préparent pour le coucher.

Le 5 avril, nous sommes à la veille de notre départ, nous devons faire face à un autre front froid, alors vents, orage et pluie. Belle journée pour faire du ménage dans le bateau. Nous recevons Caroline et Paul à bord, raison première : faire le point sur la route à suivre pour les quatre prochains jours avec le choix de nos points d’ancrage. Nous en avons profité pour se faire une bonne petite bouffe sur le BBQ. Toujours de belle soirée en bonne compagnie.

















6 avril 2011

Ce matin, T. 65°F, vent du N-NE de 10 à 15 Knts, journée ensoleillée. Nous quittons notre mouillage de Véro-Beach à 7h05. Paul et Caroline de La Grenouille ont laissé le mouillage en premier, ensuite Dave du voilier voisin à notre épaule tribord nous a donné un coup de main pour que tout se passe en douceur. Très bon départ pour la belle journée de voile qui nous attend.

Nous partons à très petit train, en limace comme le dit Michel, nous avons le courant qui nous freine et le vent dans le nez. Aussitôt que l’on peut gréer le genois, nous procédons et le vent reste avec nous à une force de 15 à 20 Knts, nous faisons du près bon plein, du près serré, et du travers, parfois, on se retrouve encore avec le nez dans le vent et la voile faseye, heureusement que ce n’est pas régulier. Finalement, nous tenons une vitesse moyenne de 6 Knts, nous en sommes bien heureux.

Nous observons en cours de route des aigles qui nichebt à des endroits aménagés par l’état de la Floride, pour protéger l’espèce. Ils sont majestueux et très beaux à voir.

Des dauphins viennent nous croiser à plusieurs reprises au cours de la journée, c’est très touchant de les voir arriver. Ils sont plus nombreux dans l’intra-costal que sur le banc Bahamien.

Nous arrivons à notre lieu d’ancrage à 15h50 pour une distance de 52.9 m.n. en un temps de 8h50.

Poli et Mike de Chinook sont ancrés ici également. C’est bien agréable de revoir des visages connus, nous les avons rencontrés à Georgetown, ils étaient en compagnie de leure fils qui enseigne l’espagnol (site internet : www.speakinglatino.com) Ils étaient aussi à Véro Beach, nous sommes tous sur notre retour.



7 avril 2011



Température 70°F vent NE 5 Knts, journée ensoleillée. Nous partons de Cocoa Beach au levée du soleil à 7h02, un de ces beaux matins où il fait bon vivre.

Notre objectif d’aujourd’hui est Rockhouse Creek, nous aurons 5 ponts à faire ouvrir, on verra comment se passera la journée, sinon on passera au plan B où l’on pourra arrêter plus tôt.

Le pont de ‘’ Haulover Canal Bridge’’ est en réparation et nous n’avons que 30 pieds d’espace (largeur) pour passer. Ça demande un maximum d’attention du fait que plus le passage est étroit et plus le courant est fort, on respire mieux une fois que l’on est de l’autre côté.

Les vents sont maintenant de 10 à 20 Knts de l’Est, nous naviguons genois-moteur, au travers.

À 12h30, nous passons aux abords de Mosquito-Lagoon, tout va pour le mieux et tout est en ordre, nous décidons de s’en tenir au plan A et nous continuons.

Juste avant d’arriver à destination, étant donné que l’on est à marée basse, plusieurs bateaux s’échouent. C’est un peu stressant, nous sommes fatigués et c’est dans ces moments là que l’on risque l’erreur.

Nous arrivons à notre point d’ancrage, sans avarie, à 16h30. Nous venons de parcourir 55.6 m.n. à une vitesse moyenne de 5.9 Knts.




8 avril 2011

Beau matin, calme ensoleillée sans vent, température 72° F. Nous quittons notre ancrage à 6h56 pour, peut-être, Ste- Augustine, si tout va pour le mieux, si le courant nous porte bien et si le vent peut nous aider un peu, c’est à voir.

Nous passons devant une aire de nidification de pélicans, nous les voyons transporter de longue branche dans leurs becs, ils sont bien vaillants et s’affairent sans arrêt. Ils sont en grand nombre et très beaux à voir, plusieurs planent juste au-dessus de l’eau, leurs ailes frôlant la surface de l’eau.

Les vents, ce matin, ne sont pas d’une grande aide, ils sont plutôt variable de 5 à 8 Knts, nous montons le génois pour environ 1 h., nous devons le rentrer au moment que ceux-ci nous viennent de face, la voile faseye. La température se réchauffe dans les 85°F.

À 14 h. nous prenons quand même la décision de continuer jusqu’à Ste-Augustine et Caroline, de La Grenouille, nous réserve des mouillages par téléphone.

Nous arrivons à notre mouillage à 18 heures, après avoir parcouru une distance de 64.1 milles nautiques, à une vitesse moyenne de 5.8 knts.

Nous sommes passablement fatigués, on fait un souper rapide et dodo.






9 avril 2011

Aujourd’hui, une belle journée ensoleillée nous accueille. Les oiseaux chantent, très ressourçant ces matins si paisibles.

Après 3 jours de navigation, un bon petit ménage s’impose dans le bateau, nous y allons et en un rien de temps, c’est fait. Nous préparons la lessive et nous nous rendons au ‘’laundry mat’’ de la marina et aux douches, une vrai bonne douche est toujours bienvenue, on l’apprécie comme une petite douceur.

En fin d’après-midi, nous partons prendre une petite marche au centre ville de Ste-Augustine et nous entrons dans de belles galeries d’art où l’on peut se promener et se faire plaisir en contemplant de très belles toiles et de magnifiques sculptures. Ces artistes ont un talent fou.

Nous rejoignons Caroline et Paul devant la marina où l’on s’est donné rendez-vous, nous rejoignons également Poli et Mike de Chinook . Ce soir nous soupons tous ensemble et nous soulignons l’anniversaire de Poli au resto ‘’Bistro de Leon’’. Poli est très émue de l’intention qu’une petite larme s’est pointée, doux moment pour nous tous.

Très sympathique ambiance, très bonne nourriture, même la propriétaire française est venue à notre table pour nous souhaiter la bienvenue. Caroline nous fait partager son impression que ce resto d’allure européenne lui fait penser au petit Bistro d’Espagne où ils servent une multitude de petits tapas. Que de beaux souvenirs pour eux tellement qu’elle nous donne le goût de s’y rendre dans un futur peut-être pas si loin. Françoise a la chance d’être assise tout près de Poli, qui, par grande gentillesse prend la peine de s’exprimer lentement afin d’être bien compris et avec une bonne dose de patience réussit à la comprendre.

Après souper, Paul et Caroline nous font voir les découvertes de boutiques et de restos qu’ils ont faites en après-midi.

Paul nous dirige vers un appareil qui pour la somme de $0.50 et un sous noir, nous procure un souvenir en cuivre où est gravé l’effigie de Ponce de Léon. Ce souvenir sera pour nous le rappel de cette belle soirée.

Mike pour sa part, offre à Françoise un épice venant d’Espagne ‘’La Chinata’’ qui est une poudre de paprika fumée, Françoise la partagera avec Caroline et se promet bien d’en faire de merveilleuses découvertes culinaires et d’en faire part à Mike, c’est à suivre.

Paul de son côté, fait l’achat d’un cigare qu’il délecte avec plaisir et nous en fait partager son arôme.

La soirée se termine par une belle promenade pour se rendre à nos dinghys et retour respectif à chacun de nos bateaux, quelle belle soirée.


dimanche 27 mars 2011

Bimini, Fort Lauderdale, Lake Worth

22 mars 2011


Nous venons de passer une merveilleuse semaine à Bimini. Nous en gardons des souvenirs mémorables en ce qui a trait aux plages, aux paysages et à la sérénité qui s’en dégage.

Pendant toute cette semaine, nous avons profité de promenades et jogging sur la plage, Françoise s’est gâtée en faisant son Tai-chi devant cette mer où la vague vient se briser sur le corail, quel spectacle…

En effet, le marnage est à son plus haut niveau puisque la lune est pleine et jamais elle n’a été aussi proche de la terre depuis 18 ans.

Nous profitons aussi de la piscine de la marina pour y nager tous les jours avec grande joie. Nous observons aussi chaque jour les poissons qui foisonnent ici, à la marina, entre autre, un énorme ‘’Bonefish’’ de près de 4 pieds, des Barracudas avec leurs tactiques sournoises et il y passe aussi des requins dits plus agressifs et dangereux que les requins Nurses. Paul de La Grenouille, par sécurité, révise sa position de plonger pour changer son anode d’hélice.

La marina accueille plusieurs bateaux de pêcheurs sportifs de haute mer avec leurs embarcations si immenses que ça fait du poisson dispendieux la livre. Ce sont vraiment des mordus, puisqu’ ils ne sont pas aussitôt débarqués à terre, qu’ils se promènent sur les quais avec cannes à pêche et appâts, à l’affût d’une nouvelle prise. Nous avons aussi l’occasion d’en voir à l’œuvre sur une plus petite embarcation juste dans le chenal, devant la marina. Ils sont à combattre, nous croyons, un requin et pendant un temps fou, essaient de le remonter à leur bord. Michel croit qu’ils tentent de l’affaiblir avant de le récupérer.

Aujourd’hui, notre dernière journée aux Bahamas, nous rend un peu triste, nous avons les émotions à fleur de peau. Toutefois, nous sommes très heureux de ce que nous avons vécu pendant notre séjour.

Caroline, Paul ainsi que nous, décidons de se concocter plein de petites entrées arrosées de bons vins et liqueurs (Royal Nassau), que nous dégustons ensemble. Nous échangeons de notre beau vécu et nous nous encourageons pour notre prochaine étape. Ce n’est pas terminé puisque nous prévoyons un retour au Québec vers le 15 juin 2011 afin de régler quelques petites questions administratives.

On se laisse en fin de soirée, toujours heureux de partager avec ces bons amis.







23 mars 2011

Le réveil sonne à 6 h. la marée est basse et continue de baisser. Il ne sera pas possible de partir aussi tôt que l’on avait prévu. La température est dans les 70°F, sans vent. Le levée du soleil est magnifique et nous apaise avant notre départ.

Nous quittons le quai de la marina de Bimini à 7h50 et, nous suivons notre trace dans le chenal, laissé sur le ‘’Chart Plotter’’ afin d’éviter de s’échouer.

Cette journée en mer, nous tenons à y goûter pleinement, étant donné qu’il y aura un bon moment avant d’y revenir. Nous naviguons genois-moteur pour conserver une moyenne de 5.5 Knts de vitesse.

En route, nous pouvons observer des méduses ‘’voyageuses’’, elles se laissent migrer et, une partie de leur corps émerge de l’eau et leur fait une espèce de voile comme si elles sympathisaient avec nous.

À l’extérieur des eaux Bahamiennes, nous descendons le drapeau Bahamien et hissons le drapeau de quarantaine qui est de mise avant que nos douanes soient faites en sol américain.

Vers 16h, nous approchons de Fort Lauderdale, il y a bien 2 h. que l’on y voit ses édifices. Maintenant, c’est les cargos, les paquebots, les bateaux de pêche, tout ça en quantité. Les avions de ligne et les hélicoptères se croisent dans un ballet bien régenté. Nous arrivons dans la civilisation trépidante américaine.

La plage y est bondée, nous croisons des planches à voile, des kayacs, des surfeurs, des dériveurs, des plaisanciers attachés à des parachutes et remorqués par des embarcations, ouf!!!, le monde de plaisance dans notre société de consommation, nous sommes bien loin du calme, de la nature et du rythme Bahamien.

En pénétrant dans la New River, nous entrons dans un monde bien différent de celui que l’on vient de quitter. Il y a un bon moment que l’on avait vu de si grandiose demeure et, comme si ce n’était pas assez, à leur quai privé est amarré un yacht où 3 maisons comme les nôtres pourraient y loger et encore….. Un peu plus loin, un de ces yachts a à son bord, son hélicoptère privé, rien de moins.

À 18 h, nous arrivons au’’ mooring’’ de la marina de Las Olas municipal marina. Aussitôt arrivé, nous téléphonons aux douanes pour signaler notre présence sur le territoire américain. Ils nous assignent un numéro d’entrée et nous donnent 24 h. pour se présenter en personne au bureau de l’immigration avec nos passeports, les documents d’enregistrement du bateau et notre ‘’cruising permit’’.

Nous sommes soulagés du fait que l’on n’est pas à quitter le bateau ce soir; après 10 h. de route, la fatigue se fait sentir.

Nous prenons le temps de se détendre, de respirer, de souper et nous passons un doux moment, bien installés confortablement dans le cockpit, où l’on s’imprègne de cette vie américaine.













24 mars 2011

Ce matin, après notre check-in à la marina, à pieds et en taxi, nous nous rendons aux douanes, pour être en règle. En chemin, nous empruntons le pont levant, et nous vivons ‘’life’’, le levée de pont sur terre.

Nous nous arrêtons pour dîner au Taza, restaurant de cuisine méditerranéenne. Nous aurions bien aimé aller à l’école culinaire internationale de Fort Lauderdale, malheureusement, aujourd’hui et demain, les étudiants sont en certification, alors le restaurant est fermé. Le Taza par contre, nous épate par la qualité, le goût de ses mets, le service et le restaurant en lui-même. De fin de semaine, en soirée, ils offrent un spectacle de danseuses de Baladi., c’est dommage qu’il ne soit pas possible d’y assister, ça aurait été quelque chose à voir.

Après les douanes, nous nous rendons au supermarché ‘’Publix’’…WOW; quelle abondance de frais de couleurs et de variétés, à bons prix. En plus, c’est bien propre et sans petits insectes indésirables, alors au retour, il ne reste qu’à ranger sans avoir à tout désinfecter.









25 mars 2011

Cet après-midi, nous allons prendre une marche sur la promenade longeant la plage de Fort Lauderdale. Nous sommes à la veille du ‘’Festival Beach’’, il y a foule, nous sommes bien loin de nos petites plages privées des Exumas. Nous en profitons pour faire un peu de shopping et se rafraichir à une petite terrasse.

Pour souper, nous dénichons un très bon restaurant gastronomique ‘’H2O Café’’, rien à voir avec les ‘’fast food’’ que l’on retrouve le long de la plage. Nous passons à nouveau une très belle soirée en compagnie de Caroline et Paul de La Grenouille.








26 mars 2011

Levée à 6 h, le temps est brumeux et frais, la rosée couvre tout le bateau, tellement que l’on croirait qu’il vient de pleuvoir.

Nous quittons notre mouillage de Fort Lauderdale à 7h20, la température est dans les 70°F et très humide, le vent est du N.O. de 5 Knts.

Nous prenons la mer en direction de l’inlet de Lakeworth,, nous tenons à éviter une multitude de ponts à faire ouvrir dans l’intra-costal.. Le courant est avec nous et notre vitesse de fond avoisine les 6.0,6.5 Knts

Au cours de l’avant-midi, la température s’élève rapidement et atteint près de 80°f sur l’heure de dîner.

Nous longeons la côte de la Floride avec ses plages, ses hôtels et ses condos..Nous observons des poissons volants, des plongeurs, des tortues de mer et un avion qui dessine un message dans le ciel à l’intention des nombreux touristes qui profitent de la plage.

Les vents augmentent à 15 Knts du Sud comme nous sommes sur le point d’entrer dans l’inlet, c’est bien dommage qu’il ne s’est pas présenté plus tôt à cette vélocité ,nous l’aurions apprécié à cette force un peu plus tôt, nous n’avons pas le contrôle là-dessus.

À notre entrée dans l’inlet de Lakeworth, il y a une circulation maritime si dense que l’on a peine à s’imaginer, et que du moteur et que des plaisanciers. Moto-marine, bateau de pêcheurs et bien d’autres de toutes les puissances possibles et leurs propriétaires aiment en faire la démonstration. Il faut dire que l’on est de fin de semaine. Fort lauderdale en comparaison est bien tranquille en ce qui concerne la circulation maritime. C’est déclaré une zone ‘’NO WAKE’’!!!! On repassera.

Nous sommes arrivés à notre ancrage à 15h30 et après calcul, pour une distance de 55 milles nautiques, nous avons tenu une vitesse moyenne de 6.7 Knts. Bonne route et bonne journée.









27 mars 2011

Nous quittons notre mouillage de Lakeworth à 7h25, nous sommes à marée haute et nous recommençons à naviguer par l’intra-costal. Nous sommes une petite flottille et pour 7 ponts à venir, nous nous suivrons à la queue leu, leu.

Quelle belle matinée, les oiseaux chantent, le temps est frais humide et très ensoleillé. Les vents sont doux et variables et commencent à forcir vers 11h du Sud Sud-est de 15 à 20 Knts.

Nous sommes toujours très impressionnés des domaines de grandes magnificences qui bordent l’ICW. À la hauteur de Jupiter Island, nous portons plus d’attention pour voir où habitent Céline Dion et sa famille. Malheureusement, ça nous échappe et ce n’est pas de ne pas avoir essayé.

La nature est bien différente que l’automne dernier. Nous sommes dans leur été et le mercure avoisine les 80°F. La végétation est luxuriante et la faune présente est en abondance et très active. Nous observons des pélicans, des aigrettes, des hérons et leurs nids, des poissons qui sautent tout autour de nous.

Nous sommes dimanche et les plaisanciers s’en donnent à cœur joie sur les plages, en embarcation ou à la pêche. Encore une fois une moyenne différence avec l’automne dernier où c’était plutôt calme de ce côté-là.

Nous arrivons à notre ancrage au pont de Jensen Beach près de Ste-Lucy à 14h15. Nous venons de compléter 32.4 milles nautiques et nous avons dû faire ouvrir 8 ponts. Ce mouillage est de bonne tenue mais il vente entre 15 et 20 Knts du Sud et c’est Rock and Roll, heureusement que l’on est amariné.

Nous avons une bonne connexion internet, alors on en profite pour réactiver notre cellulaire, de mettre notre blog à jour et nous répondons à nos courriels.

Ce soir, on se projette une petite soirée cinéma bien tranquille.