samedi 15 février 2014

2014-02-08, 2014-02-09 Puerto Bahia Marina, Samana République Dominicaine à Boquerón Puerto Rico (18°01.350N 67°10.563W)

Le 7 et le 8-02-2014, nous profitons de la luxueuse marina «Puerto Bahia», pas autant que l’on aimerait, par manque de temps. Nous préparons notre départ pour Puerto Rico, le 9. En effet, une fenêtre météo idéale s’annonce pour le «Mona Passage» (couloir pour traversée de la République Dominicaine à Puerto Rico).

 À 19h le 8,  nous nous rendons à  un cocktail-causerie, suite à une invitation reçue de Delphine, gérante du complexe hôtelier- marina. Une belle occasion d’échanger entre navigateurs et de faire plus amples connaissances avec les gens que l’on côtoiera dans les jours à venir. Nous sommes reçus en grande pompe, très belle réception, vraiment classe dans une atmosphère décontractée.  

Le 9-02-2014, c’est un départ pour une autre étape, une route de 154 milles nautiques de Samana RD à Boqueron PR. Nous laissons les amarres à 7h45, nous sommes 4 voiliers pour la traversée, chacun fait sa route sauf que c’est rassurant de savoir que l’on peut rejoindre quelqu’un à portée de radio.

Dans la baie de Samana, une énorme tortue vient nous saluer au bateau, on en a jamais vu une aussi gigantesque, bien difficile d’exprimer l’émotion que ça suscite, tout simplement extraordinaire, pas banal du tout. Et encore plus, une baleine, un Rorqual, se pointe entre notre voilier et celui de Lady Ella (Rita et Jean-Pierre), passant à peine à 100 pieds d’eux. Par radio, on lui signale tant pour qu’ils  l’observent  que par sécurité. Elle respire 2 à 3 fois et plonge nous laissant voir sa nageoire caudale, on se peut plus, tellement on est excitée. Il s’agit de  nos baleines du St-Laurent qui sont en migration et qui descendent ici dans la Baie de Samana en février pour s’accoupler, une bien longue route. Nous en croisons 3 autres le long de la côte avant de prendre le Mona Passage.

Les prévisions météo sont bonnes quoique les vents sont un peu plus forts et que la mer est un peu plus grosse, nous sommes quand même dans des conditions idéales, de vraies vacances si on considère les navigations plus difficiles des Turks et Caïcos à Puerto Plata RD et Sosua à Escondido RD. Il y a bien sûr les bouées et les filets de pêcheurs en quantité, nous sommes à deux à faire le guet pour les éviter, une attention de tous les moments.  Nous avons la lune aux  ¾  pleine qui nous éclaire la route et les étoiles qui scintillent. Nous profitons de ce qu’il se fait de plus beau, la « NATURE».

Vers 7h le 10, nous passons l’île Desecheo, le Mona Passage est derrière nous et nous sommes dans les eaux Puerto Ricaines, c’est elle qui délimite sa frontière. Nous longeons la côte Nord de Puerto Rico pour se rendre à Boqueron, nous devons rester vigilants puisque des débris de toutes sortes et encore des bouées et des filets de pêcheurs en quantité….Aussi, nous pouvons observer de nombreux oiseaux des mers, différentes de notre faune ailé du Québec, dépaysant…
Nous jetons l’ancre dans la baie de Boqueron à 12h45. Michel se rend à terre pour le «Custom», c’est les douanes pour le bateau et demain, nous nous rendrons au bureau  de  l’immigration, les douanes pour nous les humains. Nous serons libres par la suite de naviguer et visiter Puerto Rico, nous sommes en territoire Américains. C’est à suivre...
Puerto Bahia Marina, complexe hôtelier-marina

Aire ouverte, Bar, Espace de repos

Salle de conférence

Remarquez le sol entre les céramiques, c'est des pierres, quel effet.

Les poissons au mur s'illuminent le soir, l'effet est saisissant




À l'étage, spa, piscine, salles de gym avec une vue imprenable sur la baie

Entrée principale du complexe

Grands-Pas qui prend ses aises dans ce bel environnement

Cafe del Mar, petit resto espagnol, attenant à la marina, on y sert d'excellents tapas...

Dans un décor paradisiaque

 
 

Coucher de soleil, le long de la côte républicaine, direction Mona Passage

Levée de soleil sur l'île Desecheo, frontière des eaux Puerto-Ricaine

Entrée prochaine dans la Baie de Boqueron

Nous y sommes

vendredi 7 février 2014

2014-02-05 à 2014-02-07 De Puerto Plata à Samana (19°11.659 N, 069°21.299W)


2014-02-05 à 2014-02-07 De Puerto Plata à Samana

Puerto Plata est la région qui possède la plus grande ressource d’ambre, La Côte de l’Ambre. Plusieurs pièces contiennent des exemples importants de plantes préhistoriques ou d’insectes.

Le 5-02-2014, nous quittons la marina à 9h., nous arrivons à 12h15. Nous nous dirigeons vers Sosua(19°45.40N,070°31.211 W) à 14 milles de là, arrêt technique  pour nous positionner pour partir ce soir à 21h pour Escondido. 
À Sosua, nous devons nous reprendre à 3 reprises pour s’ancrer, il y a bien des coraux ici. Ce doit être la raison de tant de boules de mouillage ‘’maison’’. Une fois bien ancrée, nous profitons de la beauté du site, bel endroit pour faire de la plongée en apnée autour de toutes ces têtes de corail.

Comme prévu, nous levons l’ancre à 22h, il fait bien noir et on doit contourner les boules de mouillage, heureusement que de jour nous avons pris nos repères. Les prévisions météo s’avèrent juste de nuit, par contre de jour vu les vents anabatiques(vents de mer) qui se sont ajoutés, les conditions se détériorent au fur et à mesure que la journée avance. Nous naviguons dans des vents de 18 à 22 Knts avec des rafales à 27Knts, avec des vagues de 8 à 10 pieds et le tout de face…le bateau tape durement, c’est difficile pour lui et pour nous et ça le freine passablement.
 Le système d’ajustement des panneaux solaires s’est dévissé et lorsque Michel les remet en place, les pales de l’éolienne les frappent  et paf…2 pales se brisent. Pour le moment, nous utiliserons l’éolienne à 4 pales rééquilibrées avant de pouvoir s’en procurer de nouvelles, c’est à suivre…

Nous arrivons à Escondido(19°17.169N, 069°19.753 W) à 15h30,après une navigation de 82 milles,  plus de 2 heures de retard sur notre horaire, notre guide de navigation suggère d’y arriver avant 17h. Nous entrons à 27 knts de vent de face avec une vague de 10pieds, des filets de pêcheurs à surveiller et des pêcheurs qui se promènent par ce temps dans des barques Verchères et qui croisent notre route, on les perd à travers la vague, c’est un peu fou….Et de la pluie, de la pluie et encore de la pluie. On n’ose même pas penser ce que ça aurait été après 17 h.
Nous sommes épuisés, nous devons nous reposer, à 4h, cette nuit nous repartirons.

Escondido, signifie : caché, en effet, l’ancrage est dissimulé derrière 2 rochers et une montagne qui font écran à l’entrée. On y va avec les coordonnées de notre guide et on se croise les doigts. Bingo, c’est facile, une fois qu’on y est.
Des scènes du film Jurassic Parc ont été prises ici, la végétation est si luxuriantes et les montagnes si majestueuses…De toute beauté.
À  4 heures, dans une nuit noire, très noire nous levons l’ancre, nous devons suivre la falaise pour contrer les vents de terre, heureusement que l’on a le radar. Cette fois-ci, la navigation s’accorde avec les prévisions météo, 10 à 15 Knts de travers avec une vague de travers de 6 à 8 pieds, un vrai charme. Nous arrivons à la marina Puerto Bahia à 10h15. Nous sommes bien reçus par le douanier, la guardia , la policia et le maître de port, en peu de temps les formalités sont complétés et nous n’avons qu’à profiter de l’endroit.


 
En attente du Clear out, le rythme est bien différent, on apprend la patience
 
Un arc en ciel salue notre départ

Escondido, paysage magnifique, végétation luxuriante

Levée de soleil sur la mer

Cabo Cabron, on le contourne pour rejoindre Samana

Cabo Samana, en navigation, il n'est pas conseillé de le passer après 9h AM

Punta Balabra à droite  et Cayo Levetando à gauche encadre l'entrée la baie de Samana, un autre arc-en-ciel nous guide sur la route.

Marina Puerto Bahia, Samana, luxueuse et très abordable

dimanche 2 février 2014

2014-02-01 Suite de notre expérience à Puerto Plata

Depuis près d’une semaine que nous sommes à la marina. Nous sommes choyés, les gens sont d’une grande amabilité et très à l’écoute de nos besoins.

 Nous nous sommes promenés sur la plage, nous avons explorés la ville de Puerto Plata, 200,000 habitants y résident sur une très petite superficie, plutôt surpeuplé. Les rues sont étroites, plusieurs petites motos y circulent en Cow Boy , les arrêts sont peu ou pas respectés, c’est le festival de klaxons, il doit bien y avoir un code. De temps à autres, on y aperçoit même un cheval et son cavalier. Sur tout le trajet que l’on fait avec un chauffeur de la place, nous n’apercevons qu’à 2 reprises des feux de circulation. Le boucher tient boutique ouverte sur la rue, viande, saucisse, tête de porc, tout ça à l’air libre, nous sommes bien loin des contrôles de salubrité de chez nous.

Ce soir, on se fait une petite fleur, on se rend à un souper spectacle intitulé «Bravissimo» sur le site de Ocean World. Souper gastronomique dans un endroit somptueux et spectacle de chants et danses. Très professionnel, des costumes à couper le souffle, les cultures de nombreuses contrées y sont représentées. Soirée haute en couleurs et en rythmes, nous apprécions grandement.

On vous revient par rapport à la montagne sur le bord de la mer sans arbre. D’après un résident, il s’agirait des embruns salins poussés par les vents de mer constants et puissants,  qui empêcherait toute végétation. Les montagnes derrières sont peu ou pas atteints, ils sont protégés par celles du devant qui font  écran.

La fenêtre météo que l’on attend semble se préciser pour peut-être mardi ou mercredi, on se rendra à Samana sur 3 jours d’où on attendra la prochaine fenêtre pour traverser à Puerto Rico. Les conditions météo, cette année sont intenses, bien difficile de faire  route, nous sommes continuellement retardés, ça nous permet d’apprécier les endroits où l’on s’arrête.
Vue sur la montagne derrière la marina

Magnifique voilier, 67 pieds qui quitte le port ce matin. Il remonte vers le Nord aux Turks et Caïcos

Notre petite soirée souper-spectacle

En bonne compagnie avec «Némo»

Les danseurs nous offrent le menu et nous donnent un avant-goût du spectacle


Les danseurs avant la présentation
 

mardi 28 janvier 2014

2014-01-27 Ocean World Marina et ses environs, Puerto Plata

Aucune fenêtre météo à l’horizon avant la semaine prochaine pour nous permettre de faire un bout de chemin pour se rendre à Porto Rico, alors on en profitera pour recharger nos batteries et profiter de l’endroit. Nous avons bien un peu de maintenance au bateau, ce sera nos avant-midis, nos après-midis seront pour nous gâter un peu….

Alors aujourd’hui, nous partons explorer les environs, l’histoire de voir ce que nous ferons  cette semaine.  Voilà en images la beauté du site et de ses environs.
Chenal d'entrée de la marina, vu de terre


Complexe aquatique «Ocean World» le plus important des Caraïbes

Piscine, Bar, Resto, Casino, Discothèque, salle de spectacle, tout y est...il faut faire des choix. 

Nous avons droit à une visite touristique du Resort qui cotoie la marina

Piscine en réparation pour le moment, on souhaite en profiter avant notre départ

Quai de ciment très large pour se rendre au voilier

Resto...on viendra y prendre une bonne bouffe

«LA MER» on ne s'en lasse pas

Pour vous, Amilie et Jean-Pierre, ça vous rappelle quelque chose

Énorme jetée qui nous protège de la mer, juste derrière, malgré tout, les embruns nous atteignent.

Marina vu du voilier, en arrière plan les nuages ascendants au dessus de la montagne, phénomène climatique où l'air chaud arrêté par la montagne monte en altitude et se condense

Notre premier coucher de soleil en République Dominicaine
 

lundi 27 janvier 2014

2014-01-25 De Sapodilla Bay Turks et Caïcos vers Puerto Plata République Dominicaine(19°49.697N 070°43.830W)

Nous partons tôt ce matin, au levée du soleil à 6h30. Nous avons une bonne route de 155 milles nautiques à faire, alors on naviguera de jour et de nuit. Nous partons tôt puisque l’on doit arriver tôt demain en avant-midi pour ne subir qu’en moindre importance les vents catabatiques(vent de terre qui souffle vers la mer).

Soleil, quelques nuages et un magnifique arc-en-ciel nous saluent pour le départ, c’est doux pour l’âme d’autant plus qu’il y a toujours un petit frisson lorsqu’on lève l’ancre ou que l’on quitte un quai, c’est l’aventure, c’est l’inconnu et on s’y amuse follement.

Nous partons avec des vents d’Est, ce qui nous permet de faire de la belle voile, au début grande voile et moteur, sur  le banc des Turks et Caïcos  parsemé de récifs où l’on navigue à vue pour les éviter. Par la suite au Passage Turks, en mer nous sortons le génois et nous éteignons le moteur, un beau 4 heures de voile seulement, quel délice!!!

Comme toute bonne chose a une fin, le vent tourne ESE et il est directement de face, et il forcit, ouch….et les vagues se mettent de la partie. Pas mal moins drôle,  les vagues de front tapent si dures, un coup de masse sur la coque, on souffre pour Grands-Pas, tout l’accastillage est mis à rude épreuve, mais bon, nous serons en République Dominicaine demain probablement avec un peu de retard, ça nous freine de façon considérable.

Vers 4 hres du matin le moteur commence à tousser comme s’il manquait d’essence…c’est pas possible, avec un plein d’essence, nous avons une autonomie de 40 heures??? Que se passe-t-il? Le niveau d’essence à la première lecture est près du réservoir vide et la 2ième lecture nous donne un réservoir à la demi. Nous sommes en pleine mer dans une vague de 6 à 8 pieds avec des vents de 20 knts  et on doit refaire le plein avec nos Jerrycans sur le pont, croyez-nous, le stress est à son apogée, en peu de temps et avec un bon contrôle, on réussit cette acrobatie avec brio, nous faisons une belle équipe. On repart le moteur….tuff,tuff,tuff….il y a de l’air dans la ligne d’essence, Michel pense au filtre primaire qu’il faut «primer», réamorcer…., on remet le contact du moteur et «Bingo», on repart. Nous venons de perdre une bonne heure sur notre itinéraire et puisque l’on a dérivé on doit reprendre notre route, encore du temps….Après reflexion, même si la quantité d’essence était suffisante  on pense que de l’air  dû  au brassage du voilier serait entré dans la ligne, conclusion dans de telle condition de navigation : garder les réservoirs plein à rebord et prévoir de faire le plein avant la noirceur si la situation se présente à nouveau.

À l’approche de la République Dominicaine, on y aperçoit les montagnes, on y est presque. Nous contactons la marina «Ocean World Marina» pour leur signaler notre arrivée et surprise ce n’est pas la marina qui répond mais bien notre ami Jean-Paul du bateau Footloose , il nous indique comment faire notre entrée dans la marina sans danger. Nous faisons notre approche dans des vents de 15 à 20 Knts et des vagues de 6 à 8 pieds. À l’approche de la côte,  c’est plus impressionnant ces conditions….une petite montée d’adrénaline supplémentaire …

Le chenal de la marina est bien balisé, nous avons de l’aide lors de notre approche au quai, il est 12h30, 2h30 de retard sur notre itinéraire, pas si mal. Le personnel des douanes se présente à bord avec un  interprète qui est également le responsable de la marina, on remplit bien du papier et on nous dirige à notre quai, ils nous signifient que l’on doit se présenter au bureau de l’immigration pour régler les frais.

Nous prenons le temps de sécuriser le bateau et surprise un charmant homme se présente à notre quai et  vient nous prendre à bord de sa voiturette de golf pour nous conduire au bureau de l’immigration, une fois les formalités complétées, il nous ramène au voilier, nous devions avoir l’air épuisé, nous lui en avons été très reconnaissant.  

Le bateau est sécurisé, il est 16 hre, enfin on peut décompresser un peu…. Demain est un autre jour…
Dernier coucher de soleil à Sapodilla Bay Turks et Caïcos

Le paysage de Puerto Plata vu de la mer...tout en montagne

L'île de Hispaniola, Haiti et la République Dominicaine

On reste surpris que ces montagnes soient dénudées d'arbres, c'est une curiosité que nous essaierons de combler, on s'en reparle.
 

lundi 20 janvier 2014

2014-01-20 Sapodilla Bay, Turks et Caïcos

Ce matin, nous partons régler nos douanes avec nos amis de Mariah, Trish et John. Ici, la sécurité est de mise, nous devons avoir un laissez-passer avant d’entrer sur le terrain où se font les douanes. Pour l’obtenir, on doit présenter nos passeports. Ensuite on se rend à la bâtisse où un agent nous attend et prend en note nos laissez-passer, il nous laisse passer et verrouille la porte derrière nous…c’est du sérieux. Quel surprise de voir  Alain         de Paradoxe1 qui est là pour son Clear out, il a fait le voyage en 2010 et ce matin, il se prépare à prendre la route pour Puerto Rico directement,  c’est probable que l’on se revoit en route, quelle coïncidence.

Nous repartons au dinghy, en route, nous rencontrons une petite famille de Suisse qui se rendront en Martinique, peut-être les reverrons-nous également.  Trish et John retournent à leur bateau qui sera sorti de l’eau aujourd’hui en vue des réparations à venir. Ils nous donneront des nouvelles aussitôt qu’ils en auront. Nous de notre côté, nous partons avec nos Jerrycans pour le plein de diésel. Sur la route un bon samaritain nous offre de nous y conduire et de nous ramener, nous apprécions grandement sa gentillesse. Tout en discutant, nous apprenons qu’il est né en Afrique du Sud, il est ici depuis 7 ans après avoir séjourné à Londres et Chicago. Il en avait assez du temps gris et pluvieux de l’Angleterre et des grandes villes, il préfère de beaucoup vivre ici aux Turks et Caïcos. Il est chef-cuisinier, il prépare des repas pour des villas, pour des évènements et ils  enseignent également. Il ne manque pas de travail. Son nom est Alessandro Pelli, un homme très charmant et serviable…friendly, comme ils disent ici.
En route pour faire nos douanes, ce très beau paysage nous charme en route

John et Trish de Mariah et Michel

Nouvelle façon de naviguer, derrière une camionette
 

2014-01-16 Départ de Rum Cay Différé le 2014-01-17, Route vers Turks et Caïcos.

Ce matin, nous sommes prêts pour notre départ vers  Mayyaguana et ensuite Turks et Caïcos.  À 7 hre, un front froid avec des vents de 25 à 30 knts du Nord nous tombe dessus. Il passe rapidement mais avec grande force. Ici, nous sommes bien protégés et l’ancre tient bien.

Nous pensons aux bateaux arrivés d’hier ancrés à Flamingo Bay, et à Mariah qui sont allés les rejoindre pour se soustraire du swell . Eux reçoivent le vent sans aucune protection. Nous sommes très heureux d’avoir pris la décision de ne pas nous déplacer.

Alors tout ce beau monde traverse de notre côté une fois le front passé. Et Mariah nous arrive esquinté de leur aventure. Leur ancre a chassé dans 40 Knts de vent, elle s’est accrochée  à une tête de corail et la chaîne de l’ancre a tout arraché le devant au passage. Et comble de malheur, le safran (gouvernail) a frappé aussi une tête de corail et a occasionné une fuite importante à l’intérieur. Alors la journée s’est passée en réparation de fortune sur Mariah pour permettre de prendre la mer vers une marina qui pourra le recevoir et le sortir de l’eau pour réparations.

Alors, nous partons le 17 à 9 hre avec Mariah qui nous suit de très près par sécurité. À quelques reprises, leur moteur chauffe et nous devons nous arrêter le temps que John règle le problème.  Nous sommes chanceux en ce qui concerne la météo, nous devançons un front froid et nous nous en échappons, Nycole du réseau du capitaine nous a informés que le temps est très instable et régulièrement au cours de la journée, elle nous envoie des mises à jour. Elle suit les positions que Michel  lui fournit et se mettra en contact radio si le besoin se présente. Nous sentons qu’elle est derrière nous, elle est en quelque sorte notre contact terrestre et notre 911 en cas d’urgence, on apprécie grandement cette grande disponibilité et c’est  bénévolement et avec une grande générosité qu’elle le fait, très impressionnant!!!

Nous arrivons à Mayaguana à 9h10 le 18 après une route de près de 150 milles, nous prenons la journée pour se reposer. Nous devons nous arrêter puisque selon les guides, il est recommandé d’entrer aux Turks et Caïcos sur le banc à la levée du jour. Nous avons à naviguer à travers les récifs, et les vents de terre si on arrive dans le canal plus tard que 9 hre AM peuvent être très forts et soit nous empêcher de voir les récifs ou nous pousser dessus, c’est par prudence que nous choisissons une autre navigation de nuit.

Nous quittons donc Mayaguana le 18 à 22h15 en direction de Sapodilla Bay à Provodentiales , Turks et Caïcos. Nous faisons notre entrée à 8h15, et nous respirons un bon coup, tout le monde est en sécurité. Nos sincères  remerciements à tous ceux qui nous ont accompagnés dans cette expédition.

Ce soir, à bord de Grands-Pas1, Trish et John nous rejoignent et on peut ventiler un peu, de part et d’autre tout ce que l’on a vécu ces derniers jours.

C’est quand les choses sont aux pires que les gens sont aux mieux, cette affirmation, encore une fois est drôlement juste après ce que nous venons de traverser, nous trouvons de ressources en nous, que l’on ignorait. C’est ce qui fait de nous, des «HUMAINS».
Nuage menaçant juste devant nous au canal d'entrée de Sapodilla Bay. Des trompes d'eau se forment et se dissipent l'espace de quelques minutes. Impressionnant et ça donne un peu la chair de poule

Les Turks et Caïcos offrent un peu le même paysage que les Bahamas

On navigue à travers les têtes de corail, on se doit d'être habile à lire l'eau et les détecter. En arrière plan, c'est une barrière de corail où les vagues viennent se briser

Barrière de corail, ce n'est pas la côte....

Des falaises comme celle-ci bordent Sapodilla Bay à Provodentiales aux Turks et Caïcos

Nos amis de Mariah qui arrivent à l'ancrage

Mariah, bien ancré et en sécurité près d'une marina qui les prendra en charge pour les réparations

La côte vu de notre ancrage, les gens d'ici sont définitivement plus confortable financièrement qu'au Bahamas 

Vu de notre ancrage, en arrière plan, ce n'est pas un roc que l'on aperçoit derrière le bateau de droite, mais bien une épave.