lundi 14 avril 2014

Du 7-04-2014 au 2014-04-13 De Whisper Cove Marina, Clarkes Court Bay, Grenades à Spice Island Marina, Prickly Bay, Grenades (11°59.983N 061°45.897W)

Le 6, nous nous dirigeons  vers Whisper Cove Marina où l’on a la chance de rencontrer Marie-France et Gilles, propriétaire de la marina, des gens très gentils qui nous ont renseignés sur une multitude de détails en ce qui concerne la région et aussi conseillés sur le remisage du voilier, nous leur en sommes très reconnaissants. On s’attendait de rencontrer d’autres Québécois, malheureusement, ceux qui passent l’été ici,  descendent un peu plus tard dans la saison en vue de se protéger des ouragans, on les comprend, il fait vraiment plus chaud par ici, autant l’éviter lorsque c’est possible.

La marina tient un petit marché (Meat and Meet) où l’on trouve l’essentiel pour se dépanner, ils offrent également de la viande locale, bœufs, volailles et chèvres, très biologiques. Pour les marins comme nous, le boucher prépare des portions individuelles déjà congelées, très pratique pour l’approvisionnement du bateau.

Le 7, nous prenons l’autobus local pour nous rendre à St-Georges, nous allons vérifier que tout est en ordre à la marina et nous allons réserver un petit appartement pour 2 jours avant le départ le temps que l’on finalise l’installation du voilier pour son remisage durant la saison des ouragans. On en profite également pour faire un  peu de magasinage, nous manquons de valises pour le voyage de retour.

L’expérience de ce moyen de transport ici est assez particulier, aux gens claustrophobes, s’abstenir, on peut dire qu’ils rentabilisent leur commerce et ce qui est de la sécurité….ça ne passerait pas au Québec, c’est certain.  Le chauffeur conduit avec le klaxon et par signe fait la circulation dans ces routes étroites, sinueuses et abruptes. Malgré tout, les gens locaux y sont habitués et sont très dignes et respectueux, c’est au moins ça. En plus, au retour, le chauffeur a oublié de nous indiquer où débarquer comme on lui avait demandé, alors on a dû refaire la route une nouvelle fois dans un autre bus….

Dans les jours qui viennent, c’est le grand ménage, à l’intérieur et l’extérieur, lavage, cirage, classement, emballage, on dirait que l’on déménage….

Le 13, nous prenons la route vers Spice Island Marina,  Prickly Bay , Grenades. C’est ici, le 22 que l’on sort Grands-Pas de l’eau.

Nous sommes dans la saison sèche, alors la Grenade n’est pas à son meilleur en tant que beauté spectaculaire telle qu’indiquée dans nos guides. C’est plutôt des terres asséchées et arides  qu’elle nous présente, ça nous fait réaliser que la nature est d’une grande résistance, sa végétation entre en dormance et donne l’aspect de nos arbres dénudés chez nous pendant l’hiver. Bientôt, les pluies commenceront et redonneront l’aspect extraordinaire que l’on s’attend de cette région.

À notre retour, l’automne prochain, nous comptons bien visiter ce bijou des Caraïbes,  Île des épices, nous arpenterons  ses forêts vierges si luxuriantes où l’on peut observer ses chutes cristallines, on profitera également de ses belles plages dorées et on se promet bien de plonger dans ses coraux afin d’observer sa flore et sa faune.
Whisper Cove Marina, tenue par des Québécois: Marie-France et Gilles



 
 
Saison sèche, les arbres sont en dormance, vue de notre ancrage à Clarkes Court Bay


 

En approche de notre ancrage à Prickly Bay, Grenades (Spice Island Marina)
Resto de la marina, on se promet bien de venir casser la croûte
Un bar flottant, avis aux intéressés: 120$EC l'heure, environ 50$CND, et il y loge une douzaine de personnes
Vue de notre mouillage

Grands-Pas sera bien protégé chez Spice Island Marina
 
Terminus d'autobus à St-Georges, chacun de ces bus ne part que lorsqu'il est à pleine capacité (19 personnes, incluant le chauffeur et même plus s'il y a des enfants)

Centre-ville de St-Georges

Et ses marchands ambulants tout au long de l'étroit trottoir
 

Nous sommes sur semaine et il y a foule

autobus bondé au départ du terminus

Expérience digne de mention
 

dimanche 6 avril 2014

2014-04-03 à 2014-04-06 De Les Pitons Ste-Lucie à Clakes Court Bay, Grenades (Whisper Cove Marina)

Le 3 et le 4 avril 2014, nous avons une belle fenêtre météo qui nous permet de faire de la belle voile. Alors le 3 nous quittons Les Pitons, Ste-Lucie pour nous diriger à Admiralty Bay, Bequia  (12°00.06N, 061°14.65W) pour y passer la nuit, une route de 52 milles nautiques en 10 hres  dont 6 heures à voile.  Le lendemain nous partons vers Tyrrel Bay,  Cariacou. À son approche, il est encore tôt et le vent est bon, nous décidons de poursuivre jusqu’à St-Georges, Grenade(12°02.446N, 061°45.436W). Pour nous y rendre, nous devons traverser un volcan sous-marin que l'on doit contourner par mesure de sécurité.  Nous arrivons à 17h30 à St-Georges, une route de 67 milles nautiques en 11h15 dont seulement 1 hre moteur.

Le 5, nous débarquons à terre pour les formalités de douanes qui nous ont coûtés le double que l’on s’attendait, nous sommes samedi et nous avons à payer des frais supplémentaires pour du temps supplémentaire, pourtant les bureaux sont ouverts la fin de semaine!!!!

En après-midi, on quitte St-Georges, plutôt rouleux et inconfortable pour nous diriger vers Clarkes Court Bay à Whisper Cove Marina(12°00.68N, 061°44.248W) nous n’avons que 10 milles à faire avec de vents de face et nous devons contourner des récifs, assez impressionnant. Nous nous ancrons à 16hre. Dans les jours qui viennent, nous irons faire connaissance des Québécois propriétaires de la marina  et aussi on souhaite rencontrer d’autres Québécois qui s’y rassemblent, ça nous permettra d’échanger et d’obtenir bien des renseignements sur les procédures sécuritaires pour laisser Grands-Pas dans les meilleures conditions.
Grands-Pas 1 en navigation
 

De notre mouillage aux 2 pitons, et d'un

Et de deux....
Et entre les deux
 
À Admiralty Bay, du mouillage
 
 

Nos derniers milles avant St-Georges, Grenade
Bien heureux de notre belle équipée
St-Georges, Grenade on y fait nos formalités de douanes


Fort Georges, St-Georges Grenade

mercredi 2 avril 2014

2014-03-27 au 2014-04-02 Rodney Bay, Les Pitons Ste-Lucie

Durant notre séjour à Rodney Bay, nous réservons nos billets d’avion pour notre retour au Québec, ce sera le 24 avril. Nous pourrons revoir nos enfants et petits-enfants qui nous ont tant manqués, on se promet bien de les choyer le temps que l’on y sera. Nous en  profiterons également pour revoir nos familles et nos amis.

Footloose, Francine et Jean-Paul, nos compagnons de voyage ont décidé de remiser leur voilier ici à Rodney Bay, c’est donc ici que l’on se sépare. On ressent toujours un petit pincement au cœur lorsque nos routes prennent des directions différentes, nous les connaissions depuis notre départ de Miami, nous nous sommes croisés très régulièrement lors de nos arrêts, quel bel échange, nous avons partagé avec eux. Merci à vous deux.

Nous faisons également une belle rencontre, Jean de Océane II, un homme très sympatique,  il a son voilier ici à Rodney Bay, il navigue 4 mois par année et retourne travailler au Québec le reste de l’année.

Le 30, nos bons amis  de Océana I,  Aline et Luc, se déplacent de Cariacou Grenade à Rodney Bay, une route de 102 milles, expressément pour nous rencontrer, nous en sommes vraiment très touchés. En 2010, nous avions fait route du Lac Champlain à Nassau Bahamas en 2010. Nous passons la journée du 31 avec eux,  à papoter, à échanger, et à profiter de leur présence, alors une journée, ce n’est pas assez, le 1er, nous continuons où l’on en est avec un bon souper en leur compagnie sur OcéanaI. Quels bons moments que nous  garderons en nos cœurs.

Le 2 à 8h15, nous laissons à nouveau Aline et Luc pour continuer notre route vers la Grenade, l’émotion est à fleur de peau, c’est donc difficile les séparations….Merci, merci pour tout chers amis.

Ce matin nous ne faisons qu’une petite route de 18 milles vers les Pitons Ste-Lucie(13°43.420N
061°03.866W). Nous y arrivons à  midi et on l’a encore une fois navigué tout à la voile. Quel splendeur ces deux pitons jumeaux l’un épaulant l’autre, c’est d’une beauté exceptionnelle. Nous ne faisons que passer cette année, l’an prochain, on se promet bien d’y débarquer et parcourir ses sentiers et faire de la plongée en apnée ainsi que se promener à travers les petits villages qui les bordent.
 
Voilier Footloose au travail (Francine et Jean-Paul à son bord)
Le 27, à l'annonce de vents plus forts, on se déplace dans le lagon de Rodney Bay Marina, on profite par la même occasion d'un bon signal internet, des douches et de la proximité des services.


Aline et Luc de Océana I, arrivent. Que de bons moments, nous avons passés ensemble 


Quel bel accueil

Avec le beau sourire d'Aline

Et sa bonne boustifaille

Et ce beau coucher de soleil participe à la magie du moment

C'est bien triste les séparations

Les deux Pitons de Ste-Lucie, exceptionnels
 
 

vendredi 28 mars 2014

2014-03-23 au2014-03-26 Du Bourg, Les Saintes à Rodney Bay, Ste-Lucie

Le 23 à 10h15, nous quittons le Bourg, direction Roseau Dominique (15°17.528N, 061°23.078W), nous faisons de la belle voile sportive pour plus de la moitié du trajet, nous arrivons à destination à 17h45. Nous sommes accueillis par un «Boat Boy» Marcus,  qui nous souhaite la bienvenue et nous offre son aide pour le mouillage et pour la sécurité. Il nous offre également un tour de ville en taxi et de nous conduire aux douanes le lendemain. Étant donné que nous nous arrêtons que pour une nuit, nous déclinons son offre pour le lendemain. Avant notre arrivée, nous avions entendu parler d’eux, il existe même un syndicat qui les encadre… Nous avons laissé 10$ pour le mouillage et un bon pourboire pour la peine et la sécurité…

Le 24 à 6h, nous quittons la Dominique vers St-Pierre, Martinique (14°44.301N, 061°10.670W). Les conditions pour naviguer sous voile sont idéales, nous naviguons au près bon plein à des vents constants avec une douce musique de fond. Durant le trajet, 2 familles de dauphins sont venus batifolés tout près du voilier, ils nous offrent un spectacle de sauts et de plongeons qui nous réjouie. À l’approche de St-Pierre, le paysage des montagnes agencées artistiquement nous touche particulièrement. Aucune photo ne peut rendre en image toute cette beauté. Nous arrivons à destination à midi.

Comme nous prenons une petite bouchée, le bateau Myriam arrive, une petite famille,  qui vient de compléter un tour du monde à voile en 4 ans, il retourne au Québec en revenant par le Fleuve St-Laurent, il leur reste encore un bout de chemin, que d’expériences, ils ont vécues.

On se rend aux douanes et nous partons explorer cette ville avec un passé tragique. En effet, ils ont vécu une éruption majeure en 1902 qui a décimée toute la population sur place, seulement 2 personnes y ont survécues.

Avant la catastrophe, la ville était florissante avec une population de 30,000 habitants, elle était reconnu comme le Paris des Caraïbes et était le centre commercial, culturel et social de la Martinique.

Le volcan, le Mont Pelé a donné des signes avant-coureurs : par des tremblements,  des cendres crachées sur la ville et même des coulées de lave ont atteint des plantations et ont décimé les travailleurs sur place. Tous ces avertissements n’ont pas été pris au sérieux par les dirigeants qui avaient beaucoup à perdre s’il y avait évacuation et ils ont convaincu la population qu’il n’y avait aucun risque. Il n’y a que mille individus qui ont eu le bon sens de quitter.  Alors le matin de la tragédie, le côté du volcan faisant face à St-Pierre a relâché une boule de feu géante et des gaz d’une chaleur intense estimée entre 1500 et 2000°C, relâchant plus d’énergie qu’une bombe atomique, s’est abattues sur la ville. Tout a été détruit, brûlants à mort plus de 29,000 individus, laissant seulement que 2 survivants, dont le fameux Cyparis emprisonné pour meurtre dans une prison de pierre. C’est ce cachot qui l’a protégé des gaz brûlants. Il y a passé 3 jours avant d’être découvert, sans nourriture et s’abreuvant de l’eau qui suintait des murs. Par la suite, il a été engagé dans un cirque où il exhibait ses brûlures. Il a terminé ses jours à Panama. Douze embarcations qui se trouvaient à l’ancre, dans le port ont été détruites, seulement une a pu manœuvrer pour s’échapper avec quelques survivants.

Ils ont commencé la reconstruction à même les ruines en 1909 et leur élan a été freiné lors d’une autre évacuation en 1929. Aujourd’hui la ville ne compte que 5,000 habitants.

Le 25, à 7h30, nous levons l’ancre et nous nous dirigeons vers Ste-Anne, Martinique (14°26.218N, 060°53.228W). Comme hier, nous naviguons dans de très belle condition, on s’amuse comme des petits fous. Nous devons louvoyer pour nous y rendre et nous pouvons admirer le fameux «Diamond Rock»  sous tous ses angles.

«Diamond Rock»,  au début du 18ième siècle, par sa position stratégique a servi comme un vaisseau de guerre  par les Anglais qui à cette époque était maître suprême des mers tout comme Napoléon était maître des terres. Pendant 18 mois, il a été une désagréable surprise pour tous les vaisseaux ennemis entrant en Martinique. Napoléon, par l’intermédiaire de l’amiral Villeneuve a bien essayé de s’en emparer, sans succès.

 Après une si belle journée, nous nous arrêtons à regret à 16h30.

Le 26, à 8h10, nous reprenons la route vers Rodney Bay, Ste-Lucie (14°04.520N, 060°57.538W), les vents soufflent de l’Est entre 15 à 20 Knts avec une mer de 4 à 6 pieds, de Ste-Anne l’angle est parfait pour une navigation au travers ou au petit largue(vent de côté). Alors, pour un peu plus de 3 hres, nous naviguons à voile, encore une fois dans des conditions idéales, dans ces moments là, que la vie est douce.

Nous faisons notre entrée à Rodney Bay à 11h30. Dès notre arrivée, un jeune homme avec une quantité de fruits et légumes de toutes sortes sur son embarcation, nous accoste et nous offre ses produits. Nous l’encourageons en lui en achetant quelques uns, par contre nous devons payer en EC que nous n’avons pas, nous avons dû négocier pour le payer en US$, bien désavantageux pour nous en somme, mais bon, c’est son gagne-pain et ce sera notre contribution pour aujourd’hui. À partir d’ici jusqu’en Grenade, c’est des dollars EC pour nos transactions, nous allons nous en procurer sous peu, sans faute.

Aussi, Alain du voilier Voyage, vient à notre rencontre, quel plaisir de le rencontrer à nouveau, nous avions fait connaissance en décembre 2010, à notre premier voyage au Bahamas avec Grands-Pas. Il nous donne une quantité d’informations qui nous sera utile pour la route à venir, merci Alain. C’est la magie de ce type de voyage, les rencontres que l’on fait sont toujours juste au bon moment pour la suite de notre périple, on peut appeler ça le bon alignement des astres ou une synchronicité  des évènements ou des coïncidences ….Rien n’arrive pour rien.

Par la suite, nous nous rendons à terre pour se procurer des dollars EC et faire nos formalités de douanes. Malheureusement, le distributeur de billets ne fonctionne pas, et sans dollars, il nous est impossible de faire les douanes, retour au bateau bredouille, on se reprendra demain. On en profitera pour aller explorer les environs par la même occasion, Ste-Lucie est une île que l’on a longtemps entendu parler et il nous tarde d’aller y jeter un coup d’œil. On s’en reparle.

Nos premières images de la Martinique






St-Pierre reconstruit, Mont-Pelée en fond d'image
 

La ville reconstruit par dessus les ruines

Ces ruines, classées patrimoine national par la France, dans les années 90



La couleur su sable de plage, taupe et noir, vestige de l'éruption de 1902

L'allure  de la ville à l'heure actuelle

Mouillage de St-Pierre

Mont Pelée, et en premier plan, le grand théâtre détruit lors de l'éruption

Ruine du grand théâtre

L'entrée du grand théâtre


Cachot de Cyparis, grâce à lui, il s'en est sorti vivant, Il compte parmi les deux seuls survivants


Les ruines de la prison


Ville de St-Pierre reconstruite et son port
De bien belle embarcation que l'on rencontre en route


Notre ancrage à Ste-Anne, Martinique
Le fameux Rock Diamond


 

Nos premières images en arrivant à Ste-Lucie

Rodney Bay, à notre approche pour s'ancrer, il y a bien de la place
 

 
Un resort et une plage juste devant
 

À première vue, bel endroit


Notre marchand de fruits et légumes
 

De nouveau, 2 bateaux de pirates au port