vendredi 28 mars 2014

2014-03-23 au2014-03-26 Du Bourg, Les Saintes à Rodney Bay, Ste-Lucie

Le 23 à 10h15, nous quittons le Bourg, direction Roseau Dominique (15°17.528N, 061°23.078W), nous faisons de la belle voile sportive pour plus de la moitié du trajet, nous arrivons à destination à 17h45. Nous sommes accueillis par un «Boat Boy» Marcus,  qui nous souhaite la bienvenue et nous offre son aide pour le mouillage et pour la sécurité. Il nous offre également un tour de ville en taxi et de nous conduire aux douanes le lendemain. Étant donné que nous nous arrêtons que pour une nuit, nous déclinons son offre pour le lendemain. Avant notre arrivée, nous avions entendu parler d’eux, il existe même un syndicat qui les encadre… Nous avons laissé 10$ pour le mouillage et un bon pourboire pour la peine et la sécurité…

Le 24 à 6h, nous quittons la Dominique vers St-Pierre, Martinique (14°44.301N, 061°10.670W). Les conditions pour naviguer sous voile sont idéales, nous naviguons au près bon plein à des vents constants avec une douce musique de fond. Durant le trajet, 2 familles de dauphins sont venus batifolés tout près du voilier, ils nous offrent un spectacle de sauts et de plongeons qui nous réjouie. À l’approche de St-Pierre, le paysage des montagnes agencées artistiquement nous touche particulièrement. Aucune photo ne peut rendre en image toute cette beauté. Nous arrivons à destination à midi.

Comme nous prenons une petite bouchée, le bateau Myriam arrive, une petite famille,  qui vient de compléter un tour du monde à voile en 4 ans, il retourne au Québec en revenant par le Fleuve St-Laurent, il leur reste encore un bout de chemin, que d’expériences, ils ont vécues.

On se rend aux douanes et nous partons explorer cette ville avec un passé tragique. En effet, ils ont vécu une éruption majeure en 1902 qui a décimée toute la population sur place, seulement 2 personnes y ont survécues.

Avant la catastrophe, la ville était florissante avec une population de 30,000 habitants, elle était reconnu comme le Paris des Caraïbes et était le centre commercial, culturel et social de la Martinique.

Le volcan, le Mont Pelé a donné des signes avant-coureurs : par des tremblements,  des cendres crachées sur la ville et même des coulées de lave ont atteint des plantations et ont décimé les travailleurs sur place. Tous ces avertissements n’ont pas été pris au sérieux par les dirigeants qui avaient beaucoup à perdre s’il y avait évacuation et ils ont convaincu la population qu’il n’y avait aucun risque. Il n’y a que mille individus qui ont eu le bon sens de quitter.  Alors le matin de la tragédie, le côté du volcan faisant face à St-Pierre a relâché une boule de feu géante et des gaz d’une chaleur intense estimée entre 1500 et 2000°C, relâchant plus d’énergie qu’une bombe atomique, s’est abattues sur la ville. Tout a été détruit, brûlants à mort plus de 29,000 individus, laissant seulement que 2 survivants, dont le fameux Cyparis emprisonné pour meurtre dans une prison de pierre. C’est ce cachot qui l’a protégé des gaz brûlants. Il y a passé 3 jours avant d’être découvert, sans nourriture et s’abreuvant de l’eau qui suintait des murs. Par la suite, il a été engagé dans un cirque où il exhibait ses brûlures. Il a terminé ses jours à Panama. Douze embarcations qui se trouvaient à l’ancre, dans le port ont été détruites, seulement une a pu manœuvrer pour s’échapper avec quelques survivants.

Ils ont commencé la reconstruction à même les ruines en 1909 et leur élan a été freiné lors d’une autre évacuation en 1929. Aujourd’hui la ville ne compte que 5,000 habitants.

Le 25, à 7h30, nous levons l’ancre et nous nous dirigeons vers Ste-Anne, Martinique (14°26.218N, 060°53.228W). Comme hier, nous naviguons dans de très belle condition, on s’amuse comme des petits fous. Nous devons louvoyer pour nous y rendre et nous pouvons admirer le fameux «Diamond Rock»  sous tous ses angles.

«Diamond Rock»,  au début du 18ième siècle, par sa position stratégique a servi comme un vaisseau de guerre  par les Anglais qui à cette époque était maître suprême des mers tout comme Napoléon était maître des terres. Pendant 18 mois, il a été une désagréable surprise pour tous les vaisseaux ennemis entrant en Martinique. Napoléon, par l’intermédiaire de l’amiral Villeneuve a bien essayé de s’en emparer, sans succès.

 Après une si belle journée, nous nous arrêtons à regret à 16h30.

Le 26, à 8h10, nous reprenons la route vers Rodney Bay, Ste-Lucie (14°04.520N, 060°57.538W), les vents soufflent de l’Est entre 15 à 20 Knts avec une mer de 4 à 6 pieds, de Ste-Anne l’angle est parfait pour une navigation au travers ou au petit largue(vent de côté). Alors, pour un peu plus de 3 hres, nous naviguons à voile, encore une fois dans des conditions idéales, dans ces moments là, que la vie est douce.

Nous faisons notre entrée à Rodney Bay à 11h30. Dès notre arrivée, un jeune homme avec une quantité de fruits et légumes de toutes sortes sur son embarcation, nous accoste et nous offre ses produits. Nous l’encourageons en lui en achetant quelques uns, par contre nous devons payer en EC que nous n’avons pas, nous avons dû négocier pour le payer en US$, bien désavantageux pour nous en somme, mais bon, c’est son gagne-pain et ce sera notre contribution pour aujourd’hui. À partir d’ici jusqu’en Grenade, c’est des dollars EC pour nos transactions, nous allons nous en procurer sous peu, sans faute.

Aussi, Alain du voilier Voyage, vient à notre rencontre, quel plaisir de le rencontrer à nouveau, nous avions fait connaissance en décembre 2010, à notre premier voyage au Bahamas avec Grands-Pas. Il nous donne une quantité d’informations qui nous sera utile pour la route à venir, merci Alain. C’est la magie de ce type de voyage, les rencontres que l’on fait sont toujours juste au bon moment pour la suite de notre périple, on peut appeler ça le bon alignement des astres ou une synchronicité  des évènements ou des coïncidences ….Rien n’arrive pour rien.

Par la suite, nous nous rendons à terre pour se procurer des dollars EC et faire nos formalités de douanes. Malheureusement, le distributeur de billets ne fonctionne pas, et sans dollars, il nous est impossible de faire les douanes, retour au bateau bredouille, on se reprendra demain. On en profitera pour aller explorer les environs par la même occasion, Ste-Lucie est une île que l’on a longtemps entendu parler et il nous tarde d’aller y jeter un coup d’œil. On s’en reparle.

Nos premières images de la Martinique






St-Pierre reconstruit, Mont-Pelée en fond d'image
 

La ville reconstruit par dessus les ruines

Ces ruines, classées patrimoine national par la France, dans les années 90



La couleur su sable de plage, taupe et noir, vestige de l'éruption de 1902

L'allure  de la ville à l'heure actuelle

Mouillage de St-Pierre

Mont Pelée, et en premier plan, le grand théâtre détruit lors de l'éruption

Ruine du grand théâtre

L'entrée du grand théâtre


Cachot de Cyparis, grâce à lui, il s'en est sorti vivant, Il compte parmi les deux seuls survivants


Les ruines de la prison


Ville de St-Pierre reconstruite et son port
De bien belle embarcation que l'on rencontre en route


Notre ancrage à Ste-Anne, Martinique
Le fameux Rock Diamond


 

Nos premières images en arrivant à Ste-Lucie

Rodney Bay, à notre approche pour s'ancrer, il y a bien de la place
 

 
Un resort et une plage juste devant
 

À première vue, bel endroit


Notre marchand de fruits et légumes
 

De nouveau, 2 bateaux de pirates au port







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